lundi 31 août 2015

Au départ de Lourdes (5)


« Ô ma Mère, ô ma Mère, s’écria Bernadette, comment pourrais-je vous quitter ? » Et après avoir longuement prié devant la Grotte devant laquelle elle avait passé, en extase, les heures les plus délicieuses de sa vie, elle s’approcha du rocher béni, y approcha ses lèvres, comme si elle eût voulu, par ce baiser prolongé, laisser son âme à Massabielle. Il fallut arracher Bernadette à son étreinte et, comme on s’étonnait de son déchirement intérieur, elle répondit simplement par ces mots : « La Grotte, c’était mon ciel. » (Les trois regards du pèlerin au départ de Lourdes, Allocution de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et lourdes, donnée lors de la clôture du 77° Pèlerinage National, le mardi 22 août 1950)

dimanche 30 août 2015

La pureté selon Dieu


La controverse entre Jésus et ses interlocuteurs qui attachent de l’importance à la purification extérieure est difficile à comprendre. Et, de fait ces hommes ne comprennent pas. Pourtant, quiconque écoute Jésus peut comprendre : c’est dans le cœur de l’être humain que tout se joue. Or, marqué par le péché, c’est-à-dire par le refus de Dieu, le cœur de l’homme est compliqué et malade. En effet, dans le cœur le meilleur côtoie le pire. L’adversaire de Dieu essaye de se faire passer pour Dieu, mais Dieu protège, guide et sauve tous ceux et celles qui veulent bien lui faire confiance. Bernadette Soubirous est l’une des très rares créatures à avoir vu de ces propres yeux celle qui lui a dit : « Je suis l’Immaculée Conception. » Or ce n’est pas cela que Bernadette a considéré comme le trésor de sa vie, mais bien « d’avoir l’Immaculée Conception dans son propre cœur. »

samedi 29 août 2015

Au départ de Lourdes (4)


Des consciences sont venues ici, il y a quatre jours, couvertes de plaies purulentes  du péché et les voici maintenant débordantes de joie et de pureté, parce qu’elles sont remplies de Dieu dont elles ont obtenu le pardon. Pécheurs convertis et vous tous chrétiens affermis, venez poser votre regard de filiale gratitude sur la Vierge de Massabielle. Participez aux sentiments de Bernadette, l’innocente vierge de Lourdes, lorsque, le 3 juillet 1866, elle fit à la Grotte sa dernière visite, après avoir vécu près de Massabielle les huit années qui suivirent les apparitions. (Les trois regards du pèlerin au départ de Lourdes, Allocution de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et lourdes, donnée lors de la clôture du 77° Pèlerinage National, le mardi 22 août 1950)

vendredi 28 août 2015

Au départ de Lourdes (3)


Les grands privilégiés du National, ceux qui doivent à Notre-Dame un regard chargé de reconnaissance fervente, ce sont les pèlerins qui sont passés de la mort à la vie, de l’état de péché à l’état de grâce, les pèlerins qui sont devenus de vrais enfants de Dieu et de la Vierge. Devant ces résurrections spirituelles, comment ne pas chanter notre gratitude ? Des âmes étaient livrées à l’esprit immonde et les voici maintenant envahies par  l’Esprit Saint. (Les trois regards du pèlerin au départ de Lourdes, Allocution de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et lourdes, donnée lors de la clôture du 77° Pèlerinage National, le mardi 22 août 1950)

jeudi 27 août 2015

Au départ de Lourdes (2)


Un regard reconnaissant. Nous devons remercier la Vierge de tout ce que nous avons reçu depuis quatre jours. Elle nous a peut-être refusé ce que nous lui avons demandé. Mais ce que nous avons obtenu vaut plus que ce que nous désirerions. Ceci est dit surtout à l’adresse des malades. Ils sollicitaient une guérison corporelle et la Vierge a renouvelé leur âme. Elle leur a révélé le sens chrétien de la souffrance. Elle les a mis dans une attitude de résignation, d’offrande et d’amour. Tout cela est d’une valeur incomparable. (Les trois regards du pèlerin au départ de Lourdes, Allocution de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et lourdes, donnée lors de la clôture du 77° Pèlerinage National, le mardi 22 août 1950)

mercredi 26 août 2015

Au départ de Lourdes (1)


Excellences, Mon Très Révérend Père, Messeigneurs, mes bien chers Frères, Chaque année, l’ouverture et la clôture du National ont lieu devant cette Grotte : Nous commençons et nous finissons le pèlerinage par un regard d’amour sur la Vierges de Massabielle. Rien n’est expressif, rien n’est varié comme un regard. Au départ de Lourdes, il est tout différent de ce qu’il était à l’arrivée. Notre regard en ce moment que doit-il être ? Un regard reconnaissant, un regard résolu, un regard confiant. (Les trois regards du pèlerin au départ de Lourdes, Allocution de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Tarbes et lourdes, donnée lors de la clôture du 77° Pèlerinage National, le mardi 22 août 1950)