dimanche 30 juin 2013

Accueillir


À lire l’Évangile, on pourrait croire que qui veut suivre Jésus n’y est pas forcément appelé, alors que ceux que Jésus appelle à marcher derrière lui ne se sentent guère concernés. Pourtant il n’en est rien. En effet, à travers des situations concrètes, Jésus montre simplement que les chemins du Seigneur ne sont pas les nôtres et que la logique de Dieu n’est pas celle qui nous anime. Sur ce registre, l’expérience de Bernadette est particulièrement éclairante. En effet, Bernadette correspondait parfois parfaitement à l’attente de Marie. Cependant, bien souvent, elle se trouvait être complètement décalée et incapable de comprendre ce que Marie pouvait attendre d’elle. Mais Bernadette a vite compris quelque chose d’essentiel à partir du signe de croix, lorsqu’elle a réalisé qu’elle ne pouvait l’accomplir « qu’après que la Dame l’eut fait ». C’est ainsi que, donnant dans leur relation la première place à la sainte Vierge, Bernadette s’est ouverte à l’attitude fondamentale du disciple : l’accueil.

dimanche 23 juin 2013

Une vraie réponse


« Pour vous, qui suis-je ? » demande Jésus à ses disciples. Cette question n’est pas liée à pas l’identité de Jésus, mais elle concerne notre relation avec lui. La réponse suppose donc une expérience. C’est pourquoi, lorsque Pierre lui dit : « Tu es le Fils du Dieu vivant », Jésus lui interdit de le dire à d’autres avant que ceux-ci n’entrent eux-mêmes dans l’expérience d’un relation. Que diront un amoureux, une amoureuse de leur bien-aimé(e) ? Pas grand chose. Mais quand l’un annonce qu’il donne sa vie pour l’autre, alors on comprend qu’il s’agit de l’amour. A la suite de ses rencontres à la grotte de Lourdes, Bernadette n’avait pas grand chose à dire sur cette dame, dont elle ne connaissais même pas le nom. Mais elle a transmis les paroles qui lui ont été dites et que toute sa vie elle a mises en pratique. 

dimanche 16 juin 2013

La foi qui sauve




Jésus dit à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » Qu’a donc fait cette pécheresse pour s’entendre adresser une telle parole ? Elle a lavé les pieds de Jésus de ses larmes, avant de les essuyer de ses cheveux et d’y verser un parfum précieux, rapporte l’Évangile. Ainsi non seulement, comme le dit l’Écriture, « la charité couvre une multitude de péchés », mais encore c’est à la charité en actes que Jésus reconnaît la foi vivante. Qui regarde les pèlerins de Lourdes découvre aussi que si tous sont pécheurs, beaucoup servent Jésus car, « ce qu’ils font au plus petit d’entre ses frères, c’est à lui, Jésus, qu’ils le font ». Ainsi la foi, qui est bien ce don de Dieu permettant de recevoir tous les dons de Dieu, grandit dans la relation à l’autre. Pour cela il suffit de préférer l’autre à soi et l’exprimer par le don de soi. C’est cela la charité, que la foi rend possible et qui la transforme en foi vivante.

dimanche 9 juin 2013

Le fruit de la rencontre


Une grande procession s’avance hors du village de Naïm : Une veuve va enterrer son fils unique. C’est donc une procession funèbre. Mais la rencontre de cette veuve avec Jésus change en joie son deuil et celui de ceux qui pleurent avec elle. En effet, le Seigneur rend à sa mère le jeune homme vivant. Jésus manifeste ainsi qu’il est La Vie et annonce sa mort et sa résurrection, lui qui, trois jours après sa mort, sera rendu ressuscité à sa mère. Lu près de la Grotte, cet épisode de l’Évangile permet aussi de mieux comprendre que les processions de Lourdes sont bien l’un des lieux de rencontre avec Jésus et donc l’un des moments du pèlerinage où l’on peut expérimenter le passage de notre réalité à la sienne. Notre réalité, nous le savons que trop, est marquée par la faiblesse, le péché et la mort inéluctable. La réalité de Jésus, nous sommes appelés à le découvrir, est le Royaume de Dieu présent au milieu de nous. Un Royaume où l’on goûte l’Amour, la Paix, la Joie. Un Royaume où la Vie éternelle se vit dans l’instant présent. Entre les deux, pour rendre possible le passage, est plantée la Croix.

dimanche 2 juin 2013

Le Corps et le Sang du Christ



Le jour de la fête du Corps et du Sang du Christ correspond pour beaucoup de catholiques au jour de leur première communion. Ce jour-là aussi, de nombreuses paroisses mettent en œuvre une procession eucharistique et prennent du temps pour adorer le Seigneur sacramentellement présent sous les apparences du pain et du vin. Souvent, au terme de l’adoration, chacun reçoit alors la bénédiction du Saint Sacrement. Ces dévotions pratiquées quotidiennement à Lourdes ne se surajoutent pas à la célébration de l’Eucharistie mais en découlent et y préparent afin que chaque fidèle du Christ puisse approfondir sa relation avec son Seigneur et devienne toujours plus pour sa part membre de ce Corps. Brûlée d’amour par Jésus et pour Jésus, Bernadette laisse voir que l’Eucharistie est bien pour elle ce qu’elle est pour toute l’Église : la source et le sommet de chacune de ses journées. Ces dévotions expriment et nourrissent son grand amour. Ses dévotions contribuent à la faire elle-même devenir de plus en plus « eucharistique ».