dimanche 28 octobre 2012

Confiance


L’ancien mot fiance a donné dans la langue d’aujourd’hui confiance mais aussi fiançailles. On le comprend, avoir confiance, faire confiance, c’est-à-dire accorder du crédit à quelqu’un, avoir un a priori positif à l’égard d’une personne, ouvre à plus. La confiance, en effet, n’est qu’une première étape, comme un soubassement de la relation. Pour le mendiant aveugle Bartimée, dont l’Évangile relate la rencontre avec Jésus, la confiance prélude à sa guérison, puisqu’il recouvre la vue. Pour Bernadette, sa grande confiance à l’égard d’autrui la prépare à une confiance indéfectible à l’égard de Dieu. Dans un cas, comme dans l’autre, la confiance s’épanouit et porte du fruit dans la foi. À Lourdes bien des pèlerins laissent voir leur confiance ou leur foi. Pour beaucoup d’entre eux, le temps du pèlerinage leur permet de passer précisément de la confiance à la foi.

dimanche 21 octobre 2012

Quelle place ?


Les deux disciples demandent à siéger, l’un à droite, l’autre à gauche de Jésus. Leur attente montre qu’ils n’ont pas compris qui est Jésus. En effet, Jésus vient pour servir, c’est-à-dire pour donner sa vie pour la multitude. Sa place est donc la dernière. Elle aussi disciple, Bernadette n’a pas eu la même exigence, mais seulement un profond désir, celui de l’amour : être avec Jésus. C’est ainsi que Bernadette n’a cessé d’être unie à Jésus, en servant, en donnant, en livrant sa vie pour les autres. À Lourdes, les pèlerins ne demandent pas à siéger à droite ou à gauche de Jésus car, d’une certaine façon, une manière de vivre s’impose à tous : ici on sert, on se donne, on estime les autres plus importants que soi et on l’exprime par le don de soi. C’est ainsi que le pèlerinage à Lourdes est rencontre avec le Christ, là où il est. À la dernière place.

dimanche 14 octobre 2012

La joie de croire


L’Évangile évoque cet homme qui cherche de tout son cœur à « avoir en héritage la vie éternelle ». Pourtant, lorsque Jésus lui propose de renoncer à tout pour le suivre, « il devint sombre et s’en alla tout triste ». Renoncer à tout n’est pas à entendre au seul plan matériel. En effet, en raison de l’invitation de Jésus, renoncer à tout signifie accepter de donner la première place à Dieu. Les pèlerins de Lourdes sont un peu comme Bernadette, qui a choisi de renoncer à tout, et un peu comme cet homme qui, lui, ne l’a pas fait. En effet, à travers la prière, le service des autres, les célébrations, la convivialité fraternelle, le temps du pèlerinage est une véritable immersion en Dieu. Et le fruit donné est la joie. Mais, en quittant Lourdes, comme cet homme, chacun doit choisir : ou bien continuer à faire le choix de Dieu, ou bien retourner à une vie centrée sur soi-même, quelle que soient ces bonnes intentions.

dimanche 7 octobre 2012

Les enfants


Lorsqu’il parle du Royaume de Dieu, Jésus donne les enfants en exemple, jusqu’à préciser : « Celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu à la manière d’un enfant, n’y entrera pas ». Voilà ce que dit l’Eglise lorsqu’elle ne cesse d’affirmer sa préférence pour les pauvres, c’est-à-dire pour tous ceux et celles qui, pour une raison ou une autre, sont des petits, des sans grade, bref comme des enfants. Voilà ce que comprend fort bien Bernadette : « Si la Sainte Vierge en avait trouvé une plus petite que moi, c’est elle qu’elle aurait choisie ». Voilà ce que Lourdes donne à voir, à travers la présence de personnes que la maladie, le handicap, ou toutes sortes d’autres épreuves rendent aussi dépendantes que des enfants. Ces pèlerins de Lourdes montrent le Royaume de Dieu pour déjà en avoir trouvé la porte.

lundi 1 octobre 2012

Lourdes en Asie


Régis-Marie de La Teyssonnière

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Galerie Sainte-Véronique – Centre d’information
Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes

Octobre – Novembre 2012  /  8h30-12h15    13h45-18h30